Si jusqu’à maintenant on ne pouvait unir jeux d’argent et Asie que par Macao, d’autres pays de cette partie de la terre commencent sérieusement à envisager la légalisation des casinos et par conséquent des jeux d’argent. Taiwan fait partie de ces pays et compte beaucoup sur les bonnes répercussions qu’aura cette mesure sur son économie.
Parmi les retardataires en termes de jeux d’argent aussi bien terrestre que virtuel, le continent asiatique est largement devancé par le continent américain et européen puisque tout comme les africains, les asiatiques commencent juste à goûter des plaisirs apportés par ces activités qui doivent toujours être prises en compte que pour leur valeur ludique.
La grande différence entre les pays d’Afrique et ceux d’Asie pour ce qui est des jeux d’argent est l’existence de Macao pour les asiatiques. Véritable locomotive du continent asiatique en terme de jeu d’argent, Macao dispose actuellement de plusieurs casinos qui n’ont pas du tout à rougir face aux casinos de Las Vegas considéré comme étant jusqu’à maintenant la ville des jeux. Mais ce titre, longuement détenu par cette ville américaine, risque bientôt d’auréoler Macao qui devient de plus en plus un sérieux rival pour Las Vegas. S’il existait une ville avec une économie plus saine et ayant ne serait-ce que la moitié des capacités de Macao en Afrique, l’état des jeux d’argent dans ce continent serait autrement.
L’image que donne Macao fait réagir les dirigeants des pays voisins qui pensent maintenant mettre en place des législations permettant l’ouverture des établissements de jeu tels que les casinos. Le Taiwan et le Singapour font partie de ces pays qui voudraient bien copier la réussite de leurs voisins de Macao. Et au contraire des autres pays où de telles décisions d’ouverture sont souvent proposées par l’état, pour Taiwan ce serait un groupe indépendant qui aurait proposé cette initiative et qui voudrait faire voter les législations régissant cette ouverture par les autorités compétentes.
Effectivement, ce sont les groupements non-étatiques qui sont parfois les plus réticents face aux jeux d’argent de toutes sortes (casino, poker et paris sportifs) en arguant toujours la protection de la population contre l’addiction aux jeux. Pour l’instant, rien ne semble se mettre à travers le vote de ces lois et on pourrait s’attendre à ce que des casinos fassent leurs apparitions dans ce pays qui jusqu’à maintenant était cloitré dans son cocon inhibitif.
Mais les taïwanais ne veulent pas procéder dans la médiocrité, en effet, ces légalisations des casinos ne seront pour un premier temps appliquées que pour certaines îles situées près des côtes chinoises. Ce qui serait un coup d’essai qui pourrait par la suite s’étendre sur la totalité des territoires en cas de succès.
Le tourisme est un des fers de lance de l’économie taïwanaise. Disposant d’un environnement favorable à ce genre d’activité, Taiwan compte sur l’ouverture de ces casinos pour augmenter les revenus générés par les touristes. Les îles, comme Penghu, qui constituent des destinations touristiques de choix, ont été choisies pour accueillir les premiers casinos taïwanais. Ce choix est justifié par le besoin de renforcement des retombées financières des activités touristiques de ces îles.
D’autre part, tout le monde sait que les activités liées aux jeux d’argent sont aussi génératrices de taxes et impôts qui seront toujours les bienvenus dans les caisses d’états. Si certaines personnes sont encore sceptiques par rapport à cette ouverture, le gouvernement taïwanais devra prendre en considération les avis de ces personnes et essayer de trouver des terrains d’entente qui serviront à mettre en place des balises pour que les investissements puissent être pérennes.
Effectivement l’appui des religieux sont importants pour minimiser dès le départ les éventuels effets négatifs des casinos (jeu compulsif et autres) qui ont déjà fait de nombreuses victimes dans d’autres pays. Les soucis et les requêtes des forces de l’ordre doivent aussi être prises en compte car les crimes en tout genre sont toujours aux aguets devant les portes des casinos attendant juste le moment opportun pour envahir ces lieux.
Le principal risque à courir avec l’ouverture des casinos et les maisons de jeu du même genre est le blanchiment d’argent. D’ailleurs, le gouvernement taïwanais devrait vérifier l’honnêteté de ces indépendants à l’origine de cette optique d’ouverture car leur initiative pourrait cacher d’éventuelles intentions malsaines en comptant exploiter à des fins frauduleux le grand flux monétaire qui se créera au sein des casinos.
Face à cette initiative qui semble bien partir dans le bon sens, l’état taïwanais court quand même le risque de devoir affronter son méchant voisin chinois. En effet, la République Populaire de Chine qui ne porte pas déjà l’état taïwanais dans son cœur risquerait de réagir violement en apprenant cette nouvelle. Ayant toujours voulu inclure ce pays dans son territoire, la Chine continentale était toujours contre l’indépendance du Taiwan. Aussi, la Chine pourrait voir en cette perspective taïwanaise une attaque contre son poulain Macao qui reste toujours une région administrative spéciale chinoise.
Bien que le risque soit minime, la réussite de Taiwan dans sa démarche signifierait une baisse de rentabilité des casinos de Macao qui par conséquent porterait préjudice au gouvernement chinois, d’autant plus qu’ils devront aussi se partager le marché constitué à majorité de chinois. Devoir se contenter des clients chinois est un grand risque mais Taiwan n’a pas le choix car même Macao fait ses bénéfices essentiellement avec l’argent venant de Chine.
D’autre part, Taiwan devra aussi être prudent pour la mise en place de ses casinos en évitant de faire une copie sauvage du système pratiqué à Macao. La raison en est que la notoriété des casinos de Macao est déjà si bien établie qu’il serait difficile de les concurrencer si les mêmes services seront proposés et de surcroît aux mêmes clients chinois