La Suède en voie de privatisation de la Svenska Spel (équivalent de la Française des Jeux en France)...
Source: Blog Casino Poker - Article rédigé par: Blog Casino Poker
La Suède n'est pas épargnée par la fièvre du jeu qui anime nombre de millions de personnes de par le monde. Même si les Suédois n'offrent pas tellement l'image de joueurs ni de flambeurs, ils jouent. C'est même le gouvernement qui met à la disposition de sa population, par le biais de la Svenska Spel, une institution équivalente en France à la Française des Jeux, de nombreux jeux de casinos. C'est la Svenska Spel qui réglemente également la totalité des paris mutuels de la Suède (courses de chiens, de chevaux).
Les joueurs qui aiment jouer en salle ou ne conçoivent pas le jeu autrement que dans le monde réel, à une vraie table et non devant un écran, peuvent le faire dans l'un des 5 casinos disséminés dans les plus grandes villes suédoises. Ils sont tous régis par la Svenska Spel. Le plus grand de ces casinos est le Casino Cosmopolol, sis à Stockholm.
Il compte quelques 31 tables de jeux et 300 machines à sous. Ensuite, vient le Casino Cosmopolol de Gothenburg avec ses 27 tables de jeux et ses 213 machines à sous, suivi par le Casino Cosmopolol de Mälmo avec ses 23 tables de jeu et ses 192 machines à sous. Nous avons en quatrième position le Casino Cosmopolol de Sundsvall qui comporte 14 tables de jeux et 124 machines à sous. Et enfin, constituant plus une maison vouée aux paris mutuels pour les courses hippiques qu'un casino, le Taby Racecourse vient clore la liste.
La Svenska Spel n'oublie pas non plus ceux qui aiment jouer de chez eux, dans le confort de leur maison, ou qui préfèrent les jeux d'argent en ligne. Ainsi, elle propose aux joueurs tout un réseau de jeux virtuels. Craps, blackjack, keno, vidéo poker, pai gow, baccarat, bingo, et tant d'autres jeux de casino sont accessibles sur le Net en toute légalité à chaque suédois en âge légal de jouer.
La tentation du jeu n'épargne donc pas les suédois. Il est toutefois à souligner qu'en Suède, la législation des jeux se base sur un monopole étatique. Les opérateurs qui n'ont pas obtenu de licence suédoise ne peuvent proposer des jeux aux joueurs de ce pays. Le marché local leur est fermé. Chaque année, la Svenska Spel engrange de plus de plus de gains, pour le plus grand plaisir de ses administrateurs. C'est en 2006 que le record a été atteint avec le bénéfice faramineux de $ 685 millions.
Toutefois, l'adhésion à l'Union Européenne n'est pas sans conséquence sur ce monopole d'Etat. Depuis quelques mois, rattrapé par la Commission européenne de règlement des jeux, le gouvernement suédois ne peut plus se prévaloir de détenir seul ce marché fort lucratif des jeux d'argent. Il ne peut plus faire cavalier seul. Un nouveau tournant s'amorce donc en Suède concernant l'histoire des jeux. Le processus de privatisation de la Svenska Spel est en marche, comme en sourdine pour la Française des Jeux selon certaines sources. Système de libre-échange entre les membres de l'Union Européenne oblige !
Ayant fait l'objet d'une enquête approfondie de la part de la Commission européenne sur sa législation concernant les jeux d'argent sur le Net, la Suède, à l'instar de l'Autriche, la France, l'Allemagne et l'Italie est sommée de se régulariser. Une vraie bataille s'est engagée entre ces deux parties durant quelques mois. Au bout du compte, la Svenska Spel se voit contrainte de se soumettre à de nouvelles lois. Décision par ailleurs douloureusement rendue par le gouvernement... Encore un monopole d'Etat en détresse et c'est tant mieux pour les opérateurs de jeux en ligne étrangers, en l'occurrence, ceux des paris sportifs et du poker.
Ce sont les paris en ligne qui vont les premiers être privatisés. Ce changement est bien le début de la marche du monopole d'Etat sur les jeux d'argents vers sa fin. Dans un avenir immédiat, la Svenska Spel a émis son intention de travailler avec un membre de la World Lottery Association et Boss Media sur le projet d'ouverture du marché des jeux en ligne à d'autres opérateurs.
Dans une conférence de presse, le parti gouvernant Modéré a annoncé qu'il a voté dans le sens de la privatisation de l'entreprise des jeux d'argent Svenska Spel, gérée jusqu'alors par le gouvernement. La position officielle adoptée depuis par la partie Modérée a toujours été contre cette privatisation de l'industrie des jeux d'argent. Toutefois, elle s'est rangée aux arguments convaincants avancés par Tomas Tobe qui prône l'alignement avec l'Italie et l'Angleterre.
La Suède devrait selon lui règlementer le secteur des jeux d'argent avec un système de licences. Il en suivra une hausse possible du nombre de personnes qui vont s'adonner au jeu mais qui entraînera une augmentation probable des bénéfices. L'argent que cela va générer devra être mis de côté pour aider la recherche concernant l'abus des jeux et pour l'établissement de mesures afin de réduire au mieux le risque de ludopathie.
Pression ou non de la Communauté européenne, Tobe a souligné qu'il était préférable pour le gouvernement de se pencher sur la question des jeux d'argent, de manière indépendante avant de se voir contraint par la Cour de Justice Européenne d'abolir son monopole. Tobe a par ailleurs dit que le gouvernement collaborerait avec les opérateurs de jeux d'argent en ligne pour l'établissement d'une méthode d'impôts efficace.
Après que cette nouvelle réglementation ait été annoncée, la fréquentation du poker en ligne a connu un grand bond, ce qui a entraîné une forte hausse des bénéfices. Il est ainsi facile de pronostiquer une augmentation des gains dans le secteur du jeu l'industrie du jeu induite par cette privatisation de la Svenska Spel. Parmi les mesures nouvelles, une a été très vite appliquée : le contrôle sur les moyens de paiement exercé par la Wolrd Lottery Association qui applique à Svenska Spel ses mesures de sécurité ainsi que ses méthodes de surveillance.