La Suisse est hors communauté Européenne, comme vous le savez. Elle doit donc tenter de contrôler elle-même les jeux, notamment le poker Texas Holdem sur son territoire.
Face à une demande en forte croissance, les Suisses jouent quand même en toute illégalité, comme dans beaucoup d'autres pays d'Europe d'ailleurs, dont la France.
Le poker est devenu plus qu'une mode en Suisse, c'est un véritable phénomène de société. Le jeu de poker Texas Holdem draine un nombre croissant d'adeptes, les Suisses sont très friands de ce jeu.
Les tournois de poker clandestins fleurissent un peu partout en Suisse romande. Ils réunissent parfois plus de cinquante joueurs avec des parties qui peuvent durer plus de dix heures.
Dans la région de Neuchâtel, il y a des tournois tous les jours de la semaine organisé par des patrons de bars. Et pourtant, la sanction en cas de descente de police est très sévère: 500.000 Francs Suisse d'amende pour l'organisateur et confisquation de toutes les mises pour les joueurs.
Toutefois, l'engouement pour le poker en Suisse est tel, que cette mesure ne freine en aucune manière les passionnés de poker. Les autorités ont pris conscience du phénomène il y a quelques mois seulement.
Venue tout droit des Etats-Unis, la pratique du Texas Holdem a explosé l'an dernier grâce à la conjugaison de plusieurs facteurs: la publicité faite par des «people», Patrick Bruel en tête, le développement spectaculaire des retransmissions télévisées (Eurosport, RTL9, Canal+) et, surtout, la possibilité de jouer au poker en ligne.
Ce cocktail a imposé le Texas Holdem comme un phénomène de société transgénérationnel. Les soirées privées et les parties dans les préaux se multiplient, au point d'inciter la grande distribution à mettre en vente les indispensables accessoires (tables, tapis, jetons).
La soif d'apprendre des Suisses a poussé l'Ecole-Club Migros à ajouter récemment la discipline à son programme de cours.
Selon Yann Vermot, secrétaire de la toute jeune Association suisse de Texas Holdem amateur (ASTHA), «entre 22000 et 24000 Romands jouent au moins une fois par mois».
Bref, comme à Aix-en-Provence, ville que nous connaissons bien, les jeunes se ruent vers ce jeu aussi: des tournois y sont organisés aussi dans les boites, les bars etc...
Espérons que tous les états prennent en considération ce phénomène de société.