La sécurité des salles de poker sur Internet est un thème d’actualité et est source de débats. Le scandale d’Absolute Poker et l’affaire des comptes multiples sur Full Tilt Poker n’ont rien arrangé...
Les jeux en ligne sont un monde de logiciels avant tout, et qui dit logiciel dit "pirate" aussi. Pourtant, selon les représentants des salles de poker (puisque c’est le jeu est le plus touché par les histoires de tricherie), il serait impossible qu’un utilisateur, interne ou externe, puisse voir les cartes des autres joueurs.
Certaines sociétés de poker en ligne ne stockent pas les mains en temps réel pour éviter qu’un utilisateur mal intentionné ne puisse voir les autres mains à une instant "t", au moment où il devra jouer.
D’autres cryptent les informations qu’ils reçoivent avec des clefs changeant régulièrement et des algorithmes de cryptage de données complexes et performants.
Les échanges client-serveur sont contrôlés, chaque modification ou un moindre changement entraîne une supervision du chef développeur du logiciel, qui va s’assurer qu’il n’y a aucune faille de sécurité et que tout est stable.
Tout cela semble nécessaire face aux différents pirates qui tentent de s’infiltrer dans les systèmes d’informations des sites de poker en ligne et d’accéder à leurs bases de données. Leur motivation n’est autre que l’argent, qui est un enjeu non négligeable.
En effet, la fraude commise sur Absolute poker s’élèverait à 800.000 $. Des utilisateurs pouvaient voir les mains des autres joueurs, et cela grâce à des administrateurs et techniciens qui travaillaient pour la société.
Ils avaient accès à des ressources privilégiées et exploitaient une faille de sécurité interne. Cette combine a néanmoins été décelée et les auteurs en sont maintenant punis.
Cela n’empêche pas la méfiance des utilisateurs de croître. Et pour cause, des logiciels ont été conçus afin de prévoir les cartes des autres joueurs ou de les révéler.
Reste encore à le prouver car il ne s’agit là que de rumeurs d’après les casinos qui ne négligent quand même pas cette éventualité.
Un logiciel comme PokerOffice par exemple, permet de faire des calculs de statistiques en temps réel de pot odds, outs ou de probabilités.
Il dessine des graphiques et fait des résumés, permet de répartir les adversaires, affiche les données sur la table, et vérifie même le jeu et les points faibles du joueur. Il peut en plus de cela, se greffer à la plupart des logiciels de poker que l’on retrouve sur Internet. Il est compatible avec plus de 150 salles de poker.
De l’autre côté les casinos ne prennent pas cela à la légère et mettent tout en œuvre pour assurer la meilleure sécurité possible au sein de leurs salles de jeux. Quelques méthodes sont essentielles et sont le minimum afin d’éviter les pièges :
- La protection des informations et le cryptage des données (SSL).
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La protection des informations financières (codes, numéros de comptes...).
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La protection interne : les équipes qui ont accès aux informations doivent être contrôlées et tracées rigoureusement (penser au scandale Absolute poker).
Les technologies de l’information sont donc un moyen de fraude pour certains et de sécurité pour d’autres.
Le groupe Partouche qui est un des leaders européens des jeux en ligne, fait des audits de sécurité avec le logiciel de sécurité informatique Nessus, qui est un des plus reconnus, fonctionnant avec un IDS (Intrusion Detection System).
Il possède un système multi pare-feux (firewalls) et crypte les informations échangées avec des certificats de sécurité SSL 128 bits, qui est objectivement la meilleure technologie de cryptage de données à ce jour, en informatique.
Chaque société possède son propre système de sécurité. Le déploiement de certaines des méthodes vues précédemment permet d’assurer l’intégrité et la sécurité de l’infrastructure informatique.
Les bases de données par exemple qui sont des informations précieuses et sensibles, sont une mine d’or pour un pirate. Le tricheur quant à lui, se contentera de trouver des logiciels, qui seront certainement plus malveillants pour son propre ordinateur que pour ceux du casino qu’il veut frauder.
Ces programmes sont en effet la plupart du temps infectés ou vérolés.
On peut donc dire pour conclure qu’il vaut mieux être un surdoué en informatique si l’on veut tenter d’infiltrer les réseaux des casinos.
Mais de toute évidence, il n’y a qu’un pas entre la sécurité des réseaux des jeux d’argent et la sécurité des prisons, alors, être un simple utilisateur est peut-être la meilleure solution.