Chaque joueur de poker veut être un joueur gagnant. Qu’il joue en ring games ou en tournoi, l’argent est un élément essentiel du monde de ce jeu et quoi qu’on puisse bien en dire, il est et reste la motivation principale de tous les joueurs du monde qui affluent quotidiennement sur les salles de poker en ligne.
Seulement voilà, entre les bad beat, les mauvaises décisions et les périodes de tilt, rien ne garantit une rentrée d’argent fixe.
Rien ? Pas exactement. Il existe pour le joueur bien informé une offre que nombre d’opérateurs de sites de poker proposent et qui s’appelle le rakeback. Alors, rakeback, qu’est-ce que c’est exactement ?
Premièrement, il faut savoir que tous les sites de poker s’allouent un pourcentage sur les pots joués à leurs tables d’argent réel, en ring games.
Ce pourcentage, qui se situe communément dans une fourchette allant de 3 à 5%, est appelé le « rake » et est, en fait, le seul moyen que la salle a de gagner de l’argent, puisque le poker est un jeu où les sommes passent d’un joueur à l’autre.
Sur un pot de 120 $, par exemple, le joueur qui remporte la main n’empochera « que », dans un cas de « rake » à 5 %, 114 $, les 6 $ restants tombant directement dans la bourse de la salle.
Hors cash game, le « rake » n’est autre que les frais d’inscription qu’une room demande lors de l’inscription à un tournoi ou à un sit’n go, par exemple un tournoi 20$+2 $ assure 2 $ de revenu fixe par joueur au site.
La méthode du rakeback est tout simplement une proposition faite aux nouveaux joueurs d’un site de pouvoir bénéficier d’un retour d’argent sur les « rakes » qu’ils vont payer en jouant à ses tables.
Cette proposition, en général, permet d’encaisser 25 à 30% du montant de tous les frais occasionnés par votre activité pokérienne dans votre nouvelle salle.
Il existe en fait trois types de rakeback pratiqués par les salles de jeu en ligne. La première consiste, comme cité précédemment, à créditer votre compte d’un certain pourcentage des frais payés lors de l’inscription à des tournois.
Par exemple, en s’inscrivant à un tournoi dont le buy-in est de 30 $ + 3 $ de frais, la room de poker vous reversera, selon les conditions, 30 % de 3 $, c’est-à-dire 0.9 $. La bonne affaire, non ?
Mais ce n’est pas tout. Les deuxièmes et troisièmes types de remboursements usités par les salles s’appliquent au ring games uniquement, et prennent comme base de calcul la hauteur des pots qui y sont disputés.
La première façon de faire est un remboursement que l’opérateur fait selon la méthode dite partagée (« shared »), c’est-à-dire que le montant de votre rakeback est calculé sur absolument tous les pots qui sont joués à votre table, que vous y soyez impliqués ou non.
Cet arrangement est particulièrement avantageux pour les bénéficiaires de ce type d’offre, cependant cette pratique reste somme toute assez rare sur la toile.
Plus commun est la possibilité de signer une offre de rakeback selon la méthode dite contribuée (« contributed ») qui, là, rembourse le joueur sur la base des pots auxquels il a effectivement participé. Il est donc nécessaire de jouer des mains pour avoir droit à ce retour sur investissement.
Les offres de « rakeback » ne sont en général pas mis en évidence par les salles sur leur site, mais il est très facile, lorsque l’on désire bénéficier d’une telle opportunité, de trouver sur la toile le moyen d’y parvenir.
En effet, de nombreux sites de poker se sont spécialisés dans ce marché et proposent aux joueurs tous types de « contrat », allant de 25 à 50 % de retour sur vos rakes.
La seule condition émise par ces marchands est en général de devenir un nouveau client sur une salle de poker donnée. Il est en effet impossible de bénéficier de telles offres lorsque l’on possède déjà un compte sur les salles participantes.
Signalons encore qu’un joueur, bénéficiant d’un rakeback de 30 % selon le principe de calcul contribué, peut, en une heure de jeu par jour sur deux tables 0.5 – 1 $, percevoir une rémunération de 144 $ mensuelle, ce qui représente tout de même plus de 140 big blinds à cette limite.
Très avantageux donc, surtout pour les joueurs de cash games qui multiplient les tables, le « rakeback » n’en est pas moins une source de revenu régulière dans la pratique du poker en ligne, à condition d’accepter de fréquenter des rooms qui, parfois, débutent leur parcours sur le net et dont la fréquentation stagne encore un peu.