Le poker est un jeu et, comme tous les jeux, il crée des émotions. En passant par la joie, la colère ou même la peur, il détermine ainsi notre état autour d’une table. Le problème est l’enjeu financier du poker, qui peut être plus ou moins important.
C’est la raison pour laquelle les émotions sont amplifiées. Certains joueurs s’enfoncent dans une spirale infernale. Plus ils perdent plus ils s’énervent, et plus ils s’énervent plus il y a de chances qu’ils perdent. Le poker est à donc à double tranchant psychologiquement parlant.
Discipline, psychologie stable et self-control sont des qualités requises et quasiment indispensables au poker. Si un joueur présente des faiblesses à ce niveau, il est certain qu’un autre joueur les exploitera. Entre le début et la fin d’une soirée ou d’un tournoi, la variance émotionnelle d’un joueur est très importante.
Elle oscille régulièrement entre joie et déception. Il peut par exemple se retrouver en chute libre, c'est-à-dire être en ‘’Tilt’’, perdre tout son bankroll et finir la soirée au bar plutôt qu’autour d’une table.
Le rapport causes et conséquences est assez important et non négligeable. Un bad beat peut suffire à faire ‘’exploser’’ un joueur de colère et déstabiliser complètement son style de jeu qu’il ne récupérera plus.
Sur le long terme, c’est une autre histoire, et la dimension psychologique du poker est différente car plus grave et plus sérieuse. On parle d’addiction, de dépendance et d’enjeux sociaux, voir familiaux. En effet, ce jeu est une vraie drogue pour certains. Depuis qu’ils y ont touché, rien ne les arrête.
Malgré leurs endettements, voir leur exclusion sociale, ils continuent à jouer de façon excessive en prenant de gros risques. Les conséquences sont désastreuses pour leur famille (séparations, divorces), pour leur finances (comptes, problèmes bancaires) et pour leur vie (problème de santé, alcool, tabac, dépression).
On remarque donc que derrière le jeu amusant et divertissant que tout le monde connaît, se cache un réel danger.
L’exemple de Stu Ungar, ce célèbre joueur de poker en est la preuve. Sa vie a tournée autour des jeux de cartes, dont le poker. Il a fini drogué et ruiné alors que sa carrière de joueur est incomparable et qu’il a connu un succès époustouflant. Que l’on soit un grand ou un petit joueur, le danger est partout. Il y a plusieurs étapes dans la descente mentale et psychique sur le long terme pour un joueur de poker.
Il y a d’abord la confiance en soi : le joueur est confiant, malgré les quelques sommes d’argent qu’il a perdu, il est convaincu que son style de jeu est parfait et qu’il peut toujours gagner. Il pense que la chance n’est pas au rendez-vous.
Ensuite les pertes sont fréquentes. Le joueur ne comprend pas et s’acharne, croyant que la roue de la chance va tourner et au final perd plus qu’il ne gagne. Il devient réellement dépendant et compulsif, c'est-à-dire qu’il ne peut plus s’empêcher de jouer. A ce moment là il est souvent trop tard, rien ne peut arrêter un joueur en manque à l’image d’un drogué. Chaque tirelire, y compris celle de ses enfants y passe, ses économies et même l’argent de ses amis.
Et même dans le cas ou la chance lui sourit, les pertes sont généralement trop importantes pour être recouvertes à ce niveau. Le joueur se réfugie alors dans la solitude, et parfois dans l’alcool. Son destin n’est alors plus entre ses mains.
La psychologie du poker, qui est vue la plupart du temps comme la manière à adopter mentalement pour réussir ses coups au poker, est souvent confondue avec la vraie psychologie, celle qui analyse l’état d’esprit dans lequel se trouve un joueur à un moment donné. Cet amalgame est souvent fait à tort, n’avertissant pas réellement les joueurs sur les dangers qui existent et qui les menacent.
Mais comment faire comprendre cela à un joueur de poker ? Faut-il qu’il vive ce triste phénomène pour le comprendre, suffit-il qu’il soit au courant ? Il semble que cela reste relatif à chacun.
C’est aussi la raison pour laquelle ce jeu aura un impact différent selon le passé, les expériences ou la sensibilité même du joueur. Une personne fragile émotionnellement sera plus exposée au risque d’addiction et de dépression par exemple qu’une personne qui en est déjà sortie.
La psychologie reste donc affaire délicate et propre à chaque individu. Le poker ou les jeux casino ne présentent aucun danger dans le seul cas ou cette passion reste un loisir. Investir dans ce jeu ou essayer de gagner sa vie avec reste un rêve pour tous.
Pourtant, tout le monde ne passe malheureusement pas à la télévision. Si la prévention ne suffit pas, le nombre de suicides causés par le poker est quant à lui convaincant.
Depuis quelques mois, une société privée nommée Adictel, permet d’aider les joueurs par une assistance en temps réel. L’association SOS joueur permet aussi de traiter et de prévenir le jeu pathologique et compulsif. Des solutions existent, renseignez-vous pour être aidé dans votre addiction.
Aujourd’hui, le comportement excessif des joueurs est devenu une maladie. Se faire prendre en charge psychologiquement est donc la meilleure solution avant de profiter du bonus très attrayant que vous propose votre casino...