Source: Blog Casino Poker - Article rédigé par: Blog Casino Poker
S’il y a un jeu qui combine en même temps la chance, le risque, le calcul et le sang-froid, le poker est assurément ce jeu. Avec toutes ces épices, le poker devient ainsi un jeu plus qu’excitant au point où des fois, les joueurs n’arrivent plus à se contrôler. En fait, la clé de la réussite d’un joueur réside plus dans sa façon de se gérer lui-même que dans sa manière de gérer le jeu. Et parmi toutes les qualités qu’un joueur doit impérativement avoir figure la faculté de décider d’arrêter et de quitter une table.
A première vue, on se dira que prendre la décision de quitter une table de poker est du ressort de tout un chacun, mais une fois intégré dans la spirale du jeu et de l’excitation particulière qu’il procure (comme les autres jeux d'ailleurs; casino, pari sportif etc...), on s’apercevra que cette décision ne se prend pas facilement comme on l’aurait prétendu. Que l’on perde ou que l’on gagne, cette décision pose toujours un dilemme. L’important est qu’elle soit prise fermement.
Deux facteurs semblent dicter la prise de cette décision : les limites et l’instinct. Les autres éléments comme la chance, le calcul et le sang-froid ne sont en fait que des armes qui doivent être déployées pendant les batailles pour gagner des coups de poker. Il appartient surtout à ces deux éléments de baliser le joueur pour lui permettre ainsi, de sortir d’une table dignement avec ou sans gain.
Les limites : Aucun joueur ne doit décider de jouer au poker sans pour autant savoir combien il dispose. Une telle attitude est suicidaire car il va droit à sa perte. En effet, bien que le blind annoncé à une table soit de $1, les enchères peuvent facilement monter et atteindre la barre des centaines ou même des milliers de dollars surtout si c’est une table « no limit ». Toutefois, même disposant d’une bourse bien garnie, il serait plus raisonnable de se fixer des limites sur l’argent à mettre sur le tapis et des gains escomptés.
Il est en effet plus concevable de s’imposer des limites sur ce qui peut être palpable, en l’occurrence le tapis que l’on dispose devant soi. Ces limites auront pour effet de situer le joueur dans sa technique de jeu en lui obligeant de se concentrer au maximum, il saura ainsi prendre les décisions adéquates qui le permettraient de rester sur la table. Charge à lui par la suite de gérer ses gains ou ses pertes car il est autant difficile de quitter une table avec un gain que de partir avec une perte.
En effet, quand on gagne, on a toujours tendance à croire que c’est un bon jour qui vaut la peine d’être optimiser au maximum. Et on décide de continuer à jouer jusqu’au moment où on se rend compte qu’on commence à perdre... Dans le cas contraire où on n’arrive pas du tout à entrer dans le jeu, on se dira que ça va venir et on insiste en espérant qu’à la prochaine main, on va se refaire. Au final, on se retrouve au mieux sans gain ni perte, mais dans le cas où on ne s’était pas fixer une limite, on finit généralement perdant.
L’instinct : On dit souvent que les grands joueurs de poker sont des êtres les plus superstitieux qui puissent exister. Ce qui n’est pas réellement faux, et c’est même une qualité qu’un joueur devrait avoir. En réalité, le bon joueur se fie toujours à son instinct.
D’ailleurs, il existe des petits signes qui devront l’aider dans sa gestion du jeu. Le moindre signe de fatigue doit être considéré comme étant une raison valable pour partir. Le poker, qu'il soit en ligne ou réel, est un jeu qui demande un maximum d’attention, aussi si le joueur perçoit ne serait-ce qu’un moment d’inattention, il devra plier bagages car il va courir à sa perte en continuant à jouer.
D’autre part, les autres signes qui lui sont extérieurs devront aussi l’inciter à suivre son instinct et l’obliger à partir quand il le faut, car il ne faudrait pas non plus oublier que le poker est un jeu qui fait beaucoup appel à la psychologie. Aussi, les faits et gestes qui se passent au cours d’une partie devront alimenter l’instinct du joueur et lui donner les moyens de prendre les bonnes décisions.
Ce qui donne un net avantage aux parties réelles par rapport aux parties en ligne où le joueur ne voit pas les autres joueurs, il sera ainsi dans une situation où il ne pourra pas complètement analyser les intentions de ses adversaires. Mais écouter la voix de son instinct est une rude tâche et des fois, on s’invente même une raison pour éviter de l’entendre.
Il peut arriver des cas où ces deux éléments vont à contre-sens, on a la forte intuition que l’on va gagner et pourtant les mauvais jeux se succèdent au point où la limite maximale de perte que l’on s’est fixée au départ est rapidement atteinte.
Mais malheureusement, comme c’est surtout instinctif, il n’y aura jamais de règle précise pour déterminer quand il faut arrêter, alors le mieux serait de se conformer aux limites que l’on s’est fixées tant que la petite voix ne nous dicte pas ce qu’il faudrait faire.
Et bien évidemment, ce n’est pas en regardant seulement les autres jouer que l’on pourrait « éduquer » l’instinct, tout autant que la technique, l’instinct se développe uniquement dans la pratique. Certes, chaque joueur pourrait avoir sa propre technique de jeu et pourrait même se vanter d’être un bon joueur, mais « savoir quitter la table » est le "plus" qui va différencier le professionnel de l’amateur.
Ce qui fait que dans la majeure partie des cas, ce sont toujours les amateurs qui sombrent dans l’addiction au poker faisant ainsi la mauvaise réputation d’un jeu si passionnant car à un moment ou un autre, ils ne vont pas se fixer des limites. En somme, on pourrait dire tout ce qu’on voudrait, mais dans tous les cas, ce qui est sûr, c’est qu’entrer dans une table de poker est de loin plus facile que d’en sortir...