Face aux différents bouleversements qui vont secouer bientôt le monde des jeux d’argent, la question sur l’imposition des joueurs et de leurs éventuels gains commence à se poser. En effet, en bon citoyen comme il se doit, un joueur doit s’acquitter de ses obligations, du moins si on considère encore qu’il n’est pas un paria de la société.
L’Homme a créé des tas de « bonnes choses » qui plus tard, lui a fait mordre les doigts dont l’impôt qui est devenu un véritable cauchemar pour les hommes modernes qu’on est censé être à tel point que les jours précédant l’échéance des déclarations d’impôts sont devenus des moments de stress et de grande nervosité pour chacun de nous.
En effet, si par malheur une erreur ou une omission s’est glissée dans la déclaration, on s’attend déjà au pire car cela se traduirait directement comme étant une fraude aux yeux de la loi, et malheureusement chaque fraude est toujours passible d’amende. Par contre, si l’erreur profite à l’état, ce serait tout simplement considéré comme étant un acte de bonne volonté de la part du déclarant sans qu’il ne reçoive même pas un petit remerciement de la part des autorités. Mais comme désormais, il faut être un contribuable pour ne pas être traité de paria de la société, tout le monde s’exécute tant bien que mal à la tâche.
Puisqu’il faut bien que l’on paie nos gouvernants, on essaie toujours d’être en règle par rapport au fisc. Et même les joueurs de poker, que ces dirigeants traitent parfois comme des moins que rien, veulent bien participer et apporter leur part. Toutefois, les règles devront être précises pour que cela ne deviennent pas un autre moyen de répression en remplacement de la prohibition des jeux d’argent en ligne qui espérons-le, va bientôt être supprimée. Le problème ne se posait pas trop jusqu’à maintenant, et personne ne se souciait pas de savoir si les gains occasionnés lors d’un tournoi ou d’une partie de poker étaient imposables ou non.
En fait, chacun y a pensé dans son fort intérieur, mais il n’y avait pas encore eu de débat ouvert en ce sens. D’ailleurs, les autorités eux-mêmes ne pourront pas donner de réponses précises si on leur posait la question. En effet, la loi ne stipule rien de concret sur le sujet et les dispositions fiscales relatives à ce sujet sont trop ambigües.
Théoriquement, les gains occasionnés par les jeux de hasard ne sont pas imposables en France, comme presque partout dans le monde d’ailleurs. Ce qui est tout à fait logique, car ce serait trop injuste que l’on dispose d’une partie de ce que la providence aurait si gracieusement donné à un joueur. Parmi les jeux qualifiés de jeux de hasard, figurent les jeux de cartes sans distinctions de types et de genres.
Par conséquent, le poker fait logiquement partie des jeux de hasard selon la loi elle-même. Mais comme le poker et certains jeux de cartes ont connu une forte évolution depuis un certain temps et que nos dirigeants deviennent de plus en plus gourmands, de nouvelles dispositions ont été mises en place, ce qui fait que les gains perçus par les joueurs pendant les tournois et même les parties privées devraient être déclarés !
Dès que les bénéfices occasionnés sont récurrents et deviennent une source de revenus pour les joueurs, ils deviennent ainsi imposables. Le problème est de savoir à partir de quelles fréquences on pourrait dire que c’est récurrent, et est-ce que ça reviendrait à dire que si par le plus grand des miracles, on arrive à gagner à maintes reprises de grosses sommes au loto, on devrait aussi déclarer ces gains ?
Les joueurs de poker ont été jusqu’à maintenant exemptés d’impôts pour leurs gains, mais cette situation pourrait bientôt changée, car l’ouverture des jeux d'argent en ligne va probablement avoir des impacts sur ce sujet. En effet, les joueurs et les diverses associations ont toujours clamé que le poker, par conséquent le poker en ligne, est un jeu de stratégie et ne devrait pas être prohibé au même titre que les autres jeux d’argent. Mais personne ne voulait les entendre puisque cela n’allait pas dans l’intérêt de l’état.
Bientôt, comme il faudrait bien combler les gains qui seront occasionnés par la perte du monopole de la FDJ, l’état va pourtant reconnaître cette réalité. Le poker ne sera plus considéré comme étant un vulgaire jeu de hasard puisqu’on va taxer les joueurs sur leurs gains, et qu’il ne faudrait pas surtout contredire la loi. Qu’à cela ne tienne, il faudrait juste que les mesures applicables aux joueurs du poker soient définies clairement pour ne laisser place aux malversations « légales » qui pourraient encore les léser.
En effet, la fiscalité à appliquer aux joueurs de poker devra être spécifique, car on a souvent tendance à ne voir que les gains qui sont bien sûr annoncés à chaque tournoi. Or, tout comme les autres professionnels des autres domaines, ceux qui vivent du poker ont aussi des charges, seulement ils ne gagnent pas à chaque fois qu’ils jouent et occasionnent ainsi des pertes. Un peu à l’image des sociétés commerciales, ils ont un capital qu’est le bankroll, ils ont des charges comme les frais de déplacements et les frais de participations aux tournois divers, ils ont des bénéfices avec leurs éventuels gains.
Il est donc important de définir la partie imposable, car le calcul ne pourrait certainement pas se faire uniquement sur les gains. Or, au contraire des autres domaines, il est certainement difficile de justifier ces pertes surtout pour les parties privées. Pour les jeux online par contre, avec des systèmes informatiques très avancés, il serait possible de faire le suivi même s’il pourrait être un peu plus délicat lorsque les joueurs jouent en multi-tables.
Dans tous les cas, il appartient aux autorités de trouver les bonnes combinaisons pour établir cette taxation spécifique pour les joueurs de poker, car ils ne seront que les seuls bénéficiaires des impôts perçus. Pour les joueurs le fait de pouvoir « travailler » en toute quiétude serait suffisant du moment que les règles du jeu soient claires et que les coups-bas ne soient plus de mises.