Le PMU, monopole Français des courses hippiques, n'exposera aucunes publicités dans les rues de Londres à l'occasion du prologue du Tour de France.
Pas question pour lui de faire de la publicité hors des frontières nationales. Pourquoi ?
Cette décision prise par Le PMU cadre bien avec "l'avis motivé" envoyé le 27 Juillet au gouvernement Français par la Commission Européenne, suite à la demande de son Commissaire, Charles Mc Creevy, chargé de la libéralisation du marché des paris sportifs et hippiques en ligne.
Le PMU a donc choisi de stopper ses publicités de façon momentanée chaque fois que la Grande Boucle passera les frontières.
A Londres, lors du prologue, mais aussi lors des trois étapes suivantes qui chemineront en Angleterre puis en Belgique.
Alors que les sociétés étrangères de paris en ligne revendiquent la possibilité de faire de la publicité en France, le PMU ne voulait pas se voir reprocher d'en faire chez nos voisins européens.
"Le PMU ne souhaite pas qu'une visibilité commerciale de sa marque en Angleterre et en Belgique puisse être interprétée comme un acte de publicité", se justifie la société de paris hippiques.
Une initiative d'autant plus sage que l'un de ses concurrents qui cherche à pénétrer le marché français, le belge Unibet, s'est vu refuser l'autorisation d'inscrire au départ du Tour de France son équipe cycliste.
L'organisateur de la course, Amaury Sport Organisation (ASO), argue du fait que la publicité pour les sociétés de paris en ligne est interdite en France.
Pour la même raison, l'équipe Unibet s'est déjà vu refuser l'accès à Paris-Nice. Le site belge a cette fois décidé d'assigner, mercredi 4 juillet, ASO pour abus de position dominante.
Une initiative qui ne devrait pas changer la face de la course, puisque la décision du tribunal de commerce de Lille devrait être rendue lundi 9 juillet, soit deux jours après le départ du Tour de France.