BLOG CASINO POKER ET PARIS SPORTIFS: Rose Wong et Patrick Gibson priés par état d’Ohio d'entamer leur procédure à Gibraltar...contre Party Poker - 5 millions de $ en jeu...

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Rose Wong et Patrick Gibson priés par l'état d’Ohio d'entamer leur procédure à Gibraltar...contre Party Poker - 5 millions de $ en jeu...

7 Novembre 2008 - Source: Blog Casino Poker - © Copie Interdite

L’histoire de David et Goliath est certainement connue de tous et la vie quotidienne montre parfois des combats similaires. Cependant même si l’histoire a montré que les petits pouvaient vaincre les grands, la réalité se présente par contre différemment. L’affaire qui a été portée en justice aux Etats-Unis et qui avait opposés deux joueurs répondant aux noms de Rose Wong et Patrick Gibson d’une part et Party Poker d’autre part, a connu une triste fin pour les plaignants.

Quand on sait l’envergure et la puissance de PartyPoker, un des sites formant l’ossature du géant PartyGaming, on affligera l’image d’un David à ces joueurs qui ont osé affronter ce Goliath en le trainant devant la justice. Mais contrairement à l’histoire de David et de Goliath, ces joueurs ont perdu le procès et une fois de plus encore, ce sont les grands qui triomphent.

Motivés par des raisons qui auraient pu faire tourner le verdict en leurs faveurs, ces joueurs n’avaient peut-être pas la foi inébranlable qu’avait l’illustre personnage de la Bible, c’est pourquoi ils n’auraient pas réussi à briser la dure loi du plus fort...

L’origine des plaintes : L’affaire remonte en 2007 lorsque ces deux joueurs étaient encore clients du site de poker en ligne Party Poker. Pendant les parties, ces joueurs ont perdu et estiment être victime de triche au poker par collusion. A défaut de pouvoir s’attaquer aux joueurs censés être les auteurs des triches, et qu’ils ne connaîtront qu’à travers des pseudonymes des plus anonymes, ils ont porté plainte contre le site qui les avait promis que de tels agissements étaient surveillés.

Ainsi pour Wong et Gibson, PartyPoker aurait manqué à ses obligations lorsqu’il n’a pas su les protéger contre les éventuelles tricheries en tout genre dont les collusions, en plus le site aurait induit les joueurs en erreur en diffusant de fausses informations sur son système de sécurité pour les inciter à jouer en toute confiance. Les plaignants ont alors demandé à ce que le site de jeu de poker en ligne leur verse la modique somme de 5 millions de dollars à titre de dommages et intérêts.

Malheureusement pour eux, même si le tribunal de l’état d’Ohio a estimé que la plainte était justifiée, ce tribunal ne pourra pas pour autant trancher sur cette affaire car le contrat et les termes qui lient PartyGaming et ses sites avec leurs clients stipulent clairement que chaque conflit devrait être jugé à la juridiction du siège social de PartyGaming.

Ainsi, pour pouvoir espérer toucher la somme qu’ils revendiquent, ces deux joueurs devront déposer leurs plaintes à Gibraltar et prier fort pour que les juges de ce pays aient les mêmes appréhensions que leurs homologues américains sur le fondement de leur plainte.

Rose Wong et Patrick Gibson auront été, comme tant d’autres joueurs et consommateurs, victimes d’une paresse qui les animent lorsqu’ils sont confrontés aux textes constituant les termes et les conditions de vente d’un produit ou d’un service. Effectivement, combien de personnes prennent la peine de lire la totalité de ces textes (qui d’ailleurs sont la plupart du temps édités en de si petits caractères avec des termes qui nécessitent la consultation d’un lexique juridique à chaque paragraphe).

Pourtant, à l’image de cette affaire, le paragraphe qui stipule la juridiction compétente à trancher sur un litige est la plupart du temps situé à la fin du texte. Et comme l’acceptation est si facilement proposée en cochant une petite case ou en cliquant sur un petit lien qui apparaît en même temps que le texte, on est souvent tenté de passer outre la lecture du texte, même en diagonale.

D’autre part, il aurait été difficile pour un tribunal américain de trancher sur une affaire de ce genre car, comme « le crime » aurait été commis alors que l’UIGEA était déjà en vigueur, donner raison à ces joueurs serait comme leur donner raison d’avoir jouer sur ces sites alors que le gouvernement tentait éperdument pendant cette période de les en empêcher en appliquant cette loi qui interdit toutes transactions financières entre les joueurs et les sites de jeux en ligne, qu'ils soient des casinos, des salles de poker ou de paris sportifs en ligne.

Ainsi, en ayant joué sur ce site de poker, ces joueurs ont déjà outrepassée la loi car certainement pour pouvoir penser mériter une somme pareille à titre de dédommagement, ils ont sûrement mis le paquet sur ce site. Le pire des cas qui attend ces joueurs pour avoir porté cette affaire devant les juges serait alors la visite prochaine des fédéraux. Suite à cette affaire, une enquête sur les moyens mis à leurs dispositions pour leur permettre de verser leurs dépôts pourrait effectivement s’ouvrir.

Quoi qu’il en soit, ces deux joueurs disent avoir des preuves irréfutables justifiant l’existence de ces certains joueurs ayant agencées des collusions et qui auraient porté atteinte à l’intégrité des parties jouées sur Party Poker. Et malgré ce revers, ils comptent encore porter en appel cette affaire. On est alors en droit de penser que ces deux joueurs ont eu le mérite d’avoir épluché tous les détails de ces parties, car même lors d’une partie réelle, il est déjà très difficile de détecter ce genre de triche.

Sur la toile, c’est encore une autre histoire, car les faits et gestes qui trahissent les fraudeurs sont invisibles. Or ces tricheurs disposent de l’appui de tous les dispositifs de communications qui vont les permettre de s’échanger les données du jeu à l’insu des autres joueurs.

Malgré tout, les sites de poker en ligne vantent les mérites de leurs systèmes de sécurité et se permettent même d’affirmer que les tricheurs sont toujours découverts à terme. Mais si les preuves apportées par ces deux joueurs s’avèrent être aussi pertinentes qu’ils le disent, les autres sites devront revoir de près leurs systèmes de sécurité avant que d’autres joueurs se mettent aussi à les accuser.


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