Les casinos Partouche et Barrière à l'assaut du marché britannique...
Source: Blog Casino Poker - Article rédigé par: Blog Casino Poker
Les deux plus importants groupes de casinos français se lancent à l’assaut du marché britannique du casino et des paris en ligne, en attendant l’issue incertaine de la légalisation du secteur en France prévue au 2ème semestre 2009.
Dans ce contexte, le Groupe Partouche, leader des casinotiers en Europe en nombre d’établissements, a annoncé la mise en ligne de son site de paris sportifs partouche betting le 9 Juin prochain en Grande Bretagne. Stratégiquement parlant, la date du 9 Juin n’a pas été décidée au hasard, car elle coïncide avec l’évènement football Euro 2008 en Suisse et en Autriche. Et ce n’est pas tout. Dans la foulée, le groupe a choisi pour la campagne publicitaire l’ancien footballeur français de Manchester United Eric Cantona, un personnage emblématique du monde sportif et médiatique outre-manche.
Petit rappel des faits, le Groupe Partouche, ayant connu une baisse sensible de son chiffre d’affaires des casinos terrestres, a opté sur la potentialité des casinos et des paris en ligne. Malheureusement, l’Etat Français traîne les pieds et tarde à lever les interdictions imposées sur les sites de casinos et de paris en ligne malgré les pressions de la Commission Européenne et le mécontentement général des opérateurs du secteur. Pourtant, bon nombre de sites européens commencent déjà à exploiter la filière et opèrent en France en toute impunité, sans que l’Etat ne puisse intervenir.
Patrick Partouche, le Président Directeur Général du Groupe qui, n’a cessé d’urger et d’interpeller les autorités françaises à ouvrir le marché français des casinos, des paris sportifs en ligne a dénoncé la concurrence déloyale qui prévaut, et qui lèse les opérateurs locaux. Il a récemment tenu les propos suivants: « Ce qui est valable pour les Betclic, Zeturf, Bwin et bien d’autres doit aussi l’être pour moi. Bon nombre d’acteurs des paris sportifs opèrent déjà en France, pourquoi ne le ferais-je pas ? Comment faisons nous, nous les opérateurs locaux, alors que les sites de paris commencent déjà à faire de la publicité sur les sites français ? Si l’on ne peut pas empêcher Bwin, qui est à l’origine un opérateur de paris sportifs de faire du poker, alors qu’on me laisse faire du pari sportif, et qu’on me laisse faire des machines à sous puisque c’est mon cœur de métier. »
Le Groupe Partouche est donc déterminé à aller de l’avant, avec le lancement de ce site en Grande Bretagne. Le site en question partouche betting ne sera accessible que pour la clientèle britannique dans un premier temps, mais le groupe prévoit déjà son extension à la clientèle de l’Hexagone, mais également l’extension des activités (salles de poker, machines à sous…) si le gouvernement français ne se décide pas à prendre des mesures effectives à la libéralisation des casinos et des paris en ligne.
Quant au Groupe Barrière, le premier casinotier en France en terme de chiffres d’affaire, prévoit d’attaquer le marché britannique à priori, dans le courant du mois de Septembre prochain. A l’instar de son collègue du groupe Partouche, Dominique Desseigne compte sur la prise de conscience rapide de l’Etat sur la nécessité absolue d’ouvrir le marché Français aux opérateurs locaux afin de stopper l’invasion incontrôlée par d’autres sites européens, et a déclaré de vive voix: « Ils nous prennent nos clients à nous, casinotiers français, qui payons 58% de prélèvements ! » Et là, on s'incline, c'est une réflexion de bon sens...
Le Groupe Barrière en contre offensive, a élaboré il y a quelques années déjà une stratégie beaucoup plus souple et plus plutôt originale pour attaquer le marché des jeux et paris en ligne en Grande Bretagne. Le Big ou Barrière Interactive Gaming, un site de casino en ligne en 3 dimensions hébergé à Malte mais conçu pour le marché britannique, est un site avant-gardiste où les joueurs sont les héros d’un parcours virtuel riche en rebondissement et en bonus de toutes sortes.
Cette réalisation peu ordinaire est le fruit de la coopération du Groupe Barrière avec le concepteur de jeux vidéo Mko Games qui y participe financièrement à hauteur de 32,5%. Il y a également les salles de poker virtuelles qui connaissent une affluence importante, surtout auprès des jeunes. Selon toujours les propos de Dominique DESSEIGNE : « Face à une ouverture déjà réalisée en dehors de toute régulation, Barrière mobilise plus de 50 personnes par an ». Le ton est vivement donné et le Groupe va de son petit bonhomme de chemin, malgré la lenteur exaspérante et la tergiversation interminable du côté gouvernemental sur cette légalisation tant attendue.
Les sites anglais du groupe sont accessibles aux joueurs français, seulement en jeu gratuit, sans mise réelle. Le groupe s’est engagé à se soumettre à la législation française, en interdisant toute carte bancaire localisée en France, en attendant la légalisation totale et sans restriction des casinos et des paris sportifs en France. Le président Nicolas Sarkozy devrait d’ici quelques temps annoncé officiellement la prise de position de la France et les mesures concrètes à appliquer en matières de régulation des casinos et des paris en ligne. Et pourtant, la France a été plusieurs fois avertie et sanctionnée par la Commission Européenne du Marché et des Services pour son attitude ambigüe et floue concernant la libéralisation du marché des casinos, des jeux de poker et des paris.
Que ce soit pour le groupe Partouche ou le groupe Barrière, la quête est sensiblement la même : pénétrer et se positionner sur le marché français, par le biais de la Grande Bretagne où les casinos et les bookmakers sont autorisés. Une fois que la législation sera bien définie, et que l’interdiction sur les sites de casinos et paris en ligne sera levée en France, ils pourront ainsi jouir d’un avantage certain par rapport aux autres opérateurs déjà dans cette course effrénée. Ces deux groupes, de par leur histoire et de par leur expérience respective auront indubitablement une place de choix sur le marché français des jeux d'argent sur internet. En revanche, l'expérience de certains sites de jeux d'argent en ligne déjà en place sera un handicap certain pour nos Gaulois.