Selon le site myfreesport.fr, des joueurs sont contactés pour perdre leurs matchs de tennis, moyennant des sommes importantes en espèces... Lisez cet article, il est surprenant.
Nouveau rebondissement dans l'affaire des paris truqués: Novak Djokovic, n°3 mondial, a confié avoir été approché. L'ATP, elle, continue d'examiner attentivement les informations que lui envoient les sites concernés.
Le tennis mondial s'apprête à vivre des jours agités. Très agités, même. Si le cyclisme éprouve les pires difficultés à s'extirper des affaires de dopage, le tennis, lui, semble ne pas en avoir fini avec le scandale des paris sportifs truqués.
Dernier rebondissement de taille en date: les confessions de l'étoile montante du tennis mondial, Novak Djokovic (n°3 mondial), qui vient de révéler avoir refusé les 255 000 dollars (180 000 euros) qu'on lui proposait, la saison dernière, pour perdre un match au tournoi de Saint-Petersbourg. Avant de déclarer sagement forfait pour ce tournoi. D'après le tabloïd anglais The Sun, cette tentative de corruption émanerait de la mafia russe ou ukrainienne.
Dans la foulée, ce sont deux autres joueurs, les Belges Dick Norman et Gilles Elseneer qui ont, comme par enchantement, retrouvé la mémoire. Le premier cité, actuel 128ème mondial, s'est ainsi souvenu avoir été contacté à deux reprises par le passé, à l'occasion de tournois challengers disputés en Italie et dans un pays de l'ex-Union Soviétique, pour perdre un match en échange d'une belle somme d'argent.
"On m'avait proposé quelque chose comme 500.000 ou 1 million d'anciens francs belges (soit 12 500 ou 25 000 euros) pour que je m'incline, raconte-t-il à nos confrères bruxellois de La dernière heure. Je n'avais pas donné suite. On ne sait jamais dans quel engrenage on met les pieds..."
Ancien membre du top 100 (97e en 2004), Gilles Elseneer vient, de son côté, de confier au journal flamand Het Laatste Nieuws que quelqu'un lui avait proposé la somme de 100.000 € pour perdre un match du premier tour à Wimbledon, il y a deux ans, contre l'Italien Potito Starace.
"Ce n'était pas un joueur ou un coach, mais bien quelqu'un du milieu. Sans quoi il n'aurait pu avoir accès aux vestiaires, raconte-t-il. Il m'a proposé 100.000 €, 50.000 avant le match et 50.000 après. Je n'ai pas accepté..."
L'ATP sur ses gardes:
Après Paul Goldstein et Michaël Llodra lors du dernier US Open, de nouvelles langues viennent donc de se délier. Et il y a fort à parier que d'autres tentatives de malversations soient révélées au grand jour.
Une rumeur fait, en effet, état d'une liste noire dressée par l'ATP de joueurs soupçonnés de corruption et qui aurait été envoyée aux principaux sites de paris sportifs en ligne (Unibet, Bwin, Sportingbet,...).
Contactée par myfreesport, l'ATP dément cette information mais reconnaît être en contact permanent avec douze sites.
"Il n'existe pas de black list, insiste Kris Dent, directeur de la communication. En revanche, il existe bien un accord qui prévoit un échange permanent entre ces sites et nous. Dès que quelque chose d'anormal se produit, les informations nous reviennent. Nous enquêtons et examinons ensuite les pistes en essayant de recouper, notamment, avec les noms de personne en notre possession qui font partie de l'entourage des joueurs. Car bien évidemment, un joueur ne parie jamais en son nom..."