Décidemment, aucune élection présidentielle américaine n’aura suscité autant d’intérêt pour le monde entier que celle qui s’est déroulée ce 4 Novembre 2008. Et dans tout ce beau monde, les joueurs de poker, surtout américains, ont aussi attendu avec impatience le verdict des urnes, tout en espérant le succès de leur candidat : Barack Obama...et c'est arrivé !
Si les derniers sondages avant la date ultime de l’élection donnaient toujours favori le candidat Obama face à son rival républicain McCain, le résultat final n’en a pas divergé et a largement confirmé ces estimations. Le sénateur Obama deviendra sous peu le président Obama le temps de mettre en place son investiture pour janvier prochain. Avec sa victoire écrasante, ce nouvel homme fort des Etats-Unis aura marqué l’histoire avec le taux de participation qui s’élève à près de 66% devançant ainsi les 63,1% réalisés en 1960 lorsque les américains ont choisi un certain JFK.
Il serait alors difficile de douter de la légitimité de sa victoire et ce ne seront pas les joueurs de poker qui diront le contraire. Alors que le monde entier s’acharne à tergiverser, aussi bien dans le bon sens que le mauvais, sur la différence que présente sa couleur de peau et les murs de la maison dont il sera le nouveau maître, les joueurs de poker qui ont toujours soutenu Obama se réjouissent du résultat, non pas pour une stupide raison raciale mais pour la passion qui les unie et que ce nouveau président n’a jamais cachée : le poker.
Il serait prétentieux pour les joueurs de poker américains de dire qu’ils auront été les acteurs principaux de la victoire d’Obama, toutefois, leurs votes ont assurément pesé dans la balance et leurs espoirs sont aussi bien fondés que ceux d’un quelconque américain ayant donné sa voix pour ce candidat. Pour ces joueurs, cette victoire est aussi les leurs, et ce nouveau président sera le Don Diego qui se comportera en Zorro pour remettre le poker à son juste titre, puisque ce jeu fait partie des vraies valeurs américaines, comme les armes d'ailleurs.
Puisant son origine dans les entrailles même des Etats-Unis, le poker aura ces derniers temps subi des coups bas émanant des politiciens « américains », et bizarrement ce sera à un « africain-américain » qu’incombera la lourde tâche de rehausser la valeur de ce jeu. Et même si aucune trace externe apparente ne montre la passion d’Obama pour les cartes, les joueurs savent qu’il est un des leurs et qu’il pourrait défendre au mieux les intérêts du poker en étant celui qui gouvernera désormais les Etats-Unis.
Et même s’il n’a pas pu vraiment afficher son attrait pour la table et les cartes, au risque de perdre les vois de ceux qui ont une hantise pour les jeux d’argent, Obama n’a jamais voulu faire taire ceux qui ont diffusé sa participation, avec d’autres sénateurs, à des parties privées, il est même allé jusqu’à apporter son soutient pour des projets de lois visant à libéraliser les jeux sur le net et en particulier le poker en ligne.
De plus, lors de la préparation de sa campagne électorale, les joueurs professionnels que sont Negreanu et Ivey étaient conviés à honorer de leur présence lors d’une soirée destinée à collecter des fonds. Etant donnée la notoriété de ces deux géants dans l’univers du poker, il est difficile de croire qu’eux et Obama auraient fait ami-ami juste le temps d’une soirée. Et avec son nouveau statut, Obama pourrait même maintenant s’offrir le luxe d’organiser une partie privée chez lui à la Maison Blanche avec comme partenaires de jeu, des joueurs comme Negreanu et Ivey !
Si les portes de la Maison Blanche sont ainsi ouvertes au poker, cette dernière élection fera aussi changer la tendance aux Etats-Unis car désormais, le poker pourra aussi compter sur l’appui des hommes politiques acquis à sa cause. Certains ont été élus avec Obama pour retrouver leurs places au sein du congrès alors que d’autres font leur entrée au sein de cette institution qui a aussi son mot à dire sur l’avenir du poker. Parmi ces occupants du congrès figure « l’homme anti-UIGEA » qu’est Franck Barney. De par ses propositions de lois qui visent à réduire les effets néfastes de cette absurde loi américaine, Franck Barney avait déjà avec lui d’autres sénateurs pour l’appuyer dans son combat.
D’autres personnes pourront donc rallier son camp après cette dernière élection. Ses projets de lois pourront alors passer facilement aux votes, citons entre autres le « H.R 2046 » portant sur la mise en place des licences d’exploitation des sites de jeux d’argent en ligne sur le territoire américain, ou le « H.R 5767 » et le « H.R 6870 » qui ont tous les deux pour objectif la réduction des pressions exercées par l’état sur les véritables partenaires des sites de jeu d’argent en ligne que sont les institutions financières. Avec lui, d’autres élus portent aussi le même combat et seront encore présents sur l’échiquier politique américaine, on entendra alors certainement parler de Shelley Berkley, de Robert Wexler, de Jim McDermott, de Pete Sessions et des autres avec chacun leurs projets de lois respectifs qui vont tous dans la même direction qu’est la libéralisation du jeu d’argent aussi bien terrestre que virtuel.
Les joueurs de poker américains pourront alors espérer voir partir avec « Mister Bush » sa loi UIGEA qui les aura fait tellement souffrir depuis sa sortie en 2006. Avec eux les sociétés qui opèrent dans ce secteur devront aussi s’attendre à un ciel plus clément aux Etats-Unis. Et même si le président Obama sera certainement très chargé avec les problèmes liés à la crise financière qui a carrément laminée l’économie américaine, et la paix dans le monde qui implique toujours directement les Etats-Unis, le cas du poker et des jeux d’argent en général ne sera certainement pas au dessus des piles de dossiers qu’il aura à régler.
Mais au moins, contrairement au Guignol qu'est Mister Bush qui mélange politique et religion à tout va, les portes de discussions sont ouvertes et que le président lui-même est acquis à la cause. Au mieux, comme le poker n’a pas de frontières, il se pourrait bien qu’Obama adopte une nouvelle stratégie pour trouver des solutions à ces problèmes d’argent et de conflit en réunissant les protagonistes autour d’une table de…poker !