Joagroupe se prépare aussi pour l'ouverture des jeux d'argent...
Source: Blog Casino Poker
Tout le monde semble se préparer pour l’ouverture du marché des jeux d’argent en ligne en France (et en Europe aussi) qui finalement pourrait se transformer en un affrontement entre le reste du monde et les grands groupes français dont certains comme Joagroupe ne cessent de s’agrandir et de se rénover. Sans avoir été commentée par les deux parties, l’annonce de l’éventuel rachat du groupe Cogit par le groupe Joagroupe ressemble fort au mercato des championnats de foot...
Effectivement, toutes les grandes équipes, en l’occurrence les grands groupes des jeux d’argent français, commencent désormais à renforcer leurs effectifs en vue de l’ouverture de la saison, l’ouverture du marché des jeux d’argent en France. Après les déclarations médiatiques dont l’état a fait preuve pour sa pouliche qu’est la Française des Jeux, qui sera désormais côté en bourse, cette décision de Joagroupe apparaît fort comme étant une contre-attaque envers cette presque ancienne société d’état.
Et à ce rythme, les autres Partouche ou Barrière ne vont surement pas rester les bras croisés, car il faut dire que rien ne pourrait plus maintenant arrêter la libéralisation tant attendu aussi bien par les gros bonnets (M6 et TF1) que par les joueurs. La guerre est déclarée et ceux qui ont les reins sensibles devront céder la place aux grands. Le groupe Cogit aurait donc subi cette terrible loi du plus fort au cas où effectivement il sera repris par le groupe Joagroupe. Ce groupe martiniquais vieux de presque vingt ans, estime qu’il lui serait plus judicieux de se faire avaler par son homologue beaucoup plus puissant que lui.
Cogit n’est pourtant pas le cancre de tous les groupes de casinos exerçant dans l’hexagone, car avec ses quatre casinos en métropole et deux casinos chacun pour la Martinique et la Guadeloupe, il a été quand même classé en cinquième position avec un part de marché estimé à 2,9%. Récemment, les dirigeants de ce groupe comptaient encore s’investir en rachetant eux aussi des affaires en métropole et dans les DOM-TOM, mais finalement, ils auront été rattrapés par ses concurrents.
Ce qui fait que les dernières rénovations effectuées avec brio sur le casino de Saint-François feront le bonheur de Joagroupe qui va hériter des nouvelles structures mises en place ayant quand même coûtées la modique somme de 3,5 millions d’€uros à Cogit. Mais comme on dit si bien dans le monde des affaires : « les affaires sont les affaires ». De son côté, Joagroupe continue sur sa lancée et se donne les moyens pour atteindre ses objectifs. Plus connu sous le nom de Moliflor Loisirs jusqu’en mars dernier, le groupe est devenu maintenant Joagroupe et compte bien donner de la « joa » (joie) à ses clients.
Déjà en ce temps où il était encore Moliflor, ce groupe avait déjà dans son armada vingt casinos qui l’ont placé en troisième position derrière Partouche et Barrière. Avec l’arrivée de Bridgepoint Capital et Loto Québec ainsi que leurs apports financiers respectifs, le choix du rebranding a été opté en Avril 2008 pour donner une nouvelle image et de nouvelles stratégies commerciales à ses casinos qui seront désormais les Joacasinos.
Les dirigeants ont pensé que leurs casinos avaient pris un sacré coup de vieux et avaient ainsi besoin d’une bonne cure de jouvence pour pouvoir rester dans la course effrénée qui va bientôt se produire. Parmi les nouvelles stratégies optées figurent, la mise en place des tables de poker Texas Hold'em, qui depuis quelques temps a connu un franc succès auprès des joueurs français, qui il faut le reconnaître, ont beaucoup rajeuni. Les machines à sous, bien qu’ayant encore ses adeptes ne rapportent plus autant que du temps de leurs grandeurs. En organisant son tournoi de poker digne de concurrencer des tournois relevés comme le PPT, les dirigeants espèrent se mettre au niveau de ses concurrents. Portant le nom de Joaroyale Poker Tour, ce tournoi a déjà commencé avec des qualifications dans les vingt Joacasinos.
D’autre part, les dirigeants de Joagroupe annoncent aussi leurs couleurs en mettant le paquet sur l'ouverture de casinos en ligne de ses "Joacasinos" qui vont désormais proposer des jeux d'argent en ligne. Tout en effectuant les rodages nécessaires sur les interfaces à déployer sur ces sites, Joagroupe mettra à la disposition des joueurs des jeux gratuits...jusqu’à l’ouverture officiel du marché français. Voulant à tout prix mettre les atouts de leur côté, la partie lutte et sensibilisation contre l’addiction au jeu est devenue une priorité de ce nouveau groupe. S’appuyant sur l’expérience probante de son partenaire financier qu’est Loto Québec, Joagroupe compte mettre en œuvre les mêmes dispositifs utilisés avec les canadiens.
Se doutant bien que les dispositions relatives à l’addiction auront la plus belle part dans les exigences de l’état pour l’attribution d’une licence d’exploitation online, Joagroupe a pris les devants et montre à quel point il est décidé de rester parmi les meilleurs en France et à l’étranger. En France, il aura comme ennemi juré la FDJ qu’il considère comme étant un adversaire tout à fait prenable du fait que lui et les autres casinos reversent plus en gain que la FDJ. Puis viennent les sociétés comme Partouche et Barrière, qui eux aussi comptent bien camper sur leurs positions de leader sur le marché français. Avec l’acquisition probable des casinos appartenant au groupe Cogit en métropole, Joa groupe ne fait que renforcer ses armes sur le grand continent.
Par contre, les casinos de Martinique et de Guadeloupe semblent être la vraie motivation de ce rachat qu’il compte bien mener à terme. Bien qu’étant situé en terre « française », ces quatre casinos pourront servir de porte d’entrée vers d’autres cieux plus prolifiques à moyen ou à long terme. Ce qui cadre bien aux ambitions annoncées par les dirigeants du groupe. Pour ce qui est du marché en ligne, la tâche sera plus rude car les géants européens comme Bwin n’ont jamais caché leurs intentions pour le marché français, ils ont d’ailleurs été pour beaucoup dans le revirement de la décision de l’état en exerçant une forte pression sur l’EGBA (qui semble d’ailleurs manger au creux de leurs mains) En somme, pour les joueurs, ce ne sont que de bonnes nouvelles, quant aux opérateurs...la guerre est déclarée.