La sucette remplace la cigarette dans les casinos...
Source: Blog Casino Poker
De tout temps, l’homme aime sucer... A ses premiers cris d’arrivée sur terre, on le calme déjà par la tétine d’un biberon ou par le mamelon d’un sein généreux. C’est un peu pour satisfaire ce besoin qu’à l’âge adulte, il continue, en substituant la tétine par une tige… de cigarette. Mais depuis Janvier 2008, l’état a déclaré la guerre à la fumée lâchée dans des lieux publics. Mais le bonheur des uns ne fait toujours celui des autres. Victoire pour les non-fumeurs mais diminution sensibles des fréquentations des lieux publis comme les cafés, les restaurants et surtout les casinos, même si des espaces fumeurs y sont autorisés.
Le groupe Barrière, un "grand" des casinos, remet au goût du jour les…sucettes, en espérant modérer l’envie de fumer et faire revenir une meilleure affluence. Quelle est vraiment cette loi anti-tabac et comment le Groupe Barrière procède-t-il avec ses sucettes ? Découvrez une nouvelle forme de marketing.
Face à l’interdiction de fumer en lieux publics, le groupe Barrière a été l’un des premiers à prévoir un plan de transition qui ne portera pas trop préjudice à ses activités. Quelques jours avant la mise en application effective de l’interdiction, le Groupe met en place sa stratégie. Dès le 1er novembre 2007, dans tous les casinos, des machines automatiques, bien en vue et facilement accessible, distribuent les sucettes. Même à son casino de Deauville, une véritable diffusion d’oxygène est offerte aux clients avec des parfums à la fois utiles (pour la santé) et agréables.
Barrière incite ses clients à être bientôt, plutôt "sucettes" que "cigarettes". Des hôtesses sont même là pour encourager les plus récalcitrants. Parallèlement, un nouvel espace non-fumeur est créé au sein de l’établissement. Des cabines assainies par des extracteurs d’air et ainsi que des fumoirs sont aussi installés. Une terrasse extérieure ouverte d’une trentaine de mètres carrés servira d’espace fumeur, ainsi la cohabitation des deux catégories ne posera pas trop de problème. Par cette amélioration du confort de ses installations, Barrière prévoit la venue de clients supplémentaires dans les rangs des non-fumeurs qui peuvent désormais s’adonner, sans craintes de pollution, à leurs jeux favoris.
Le groupe Barrière n’est pourtant le seul à adopter cette solution "sucette" car Partouche aussi s’y est mis. Et bien évidemment, les fabricants de sucettes flairant une grosse opportunité n’ont pas hésité d’une once, à multiplier la variété de leurs produits pour s’adapter aux nouvelles donnes d’hygiène publique. Aujourd’hui, avec plus de 5 millions de sucettes distribuées, le Groupe Barrière relance encore l’opération « Le casino change d’air » d’octobre 2007, mais avec plus de fougue à travers ses arômes et les présentations estampillées Lucien Barrière. Et effectivement, non seulement le casino semble réussir son changement d’air mais, il est en passe également de nous changer l’air !
Le Groupe Barrière :
Le Groupe Barrière appartenait à François André qui n’a pas eu d’héritier biologique et donc a nommé Lucien Barrière, son neveu comme légataire. C’est lui qui a fondé l’empire en 1962 et lui a donné son nom. Le groupe Barrière opère dans plusieurs domaines : l’hôtellerie, les casinos, la thalassothérapie ou le golf. A la mort de Lucien Barrière, Diane Barrière-Desseigne, succède son père adoptif à la tête du groupe. Diane décéda à son tour et son mari prend la direction. Le Groupe Barrière, c’est aussi : 38 casinos, 15 hôtels, 1200 spectacles annuels, plus de 90 restaurants et 3 golfs. Avec plus 7500 collaborateurs à travers le monde, le chiffre d’affaires annuel serait de plus d’un milliard d’€uros.
La loi anti-tabac en France:
Elle est entrée en vigueur, en France, dès le 1er janvier 2008. Mais le ministère français de la Santé accorde une tolérance pour cette première journée, et annonce le début des contrôles pour le lendemain. Seulement cette interdiction frappait déjà, depuis de 1er février 2007, dans tous les lieux publics fermés et couverts ou qui composent les lieux de travail, les hôpitaux, les transports en commun, et dans toute l’enceinte de tout établissement scolaire ou ceux qui reçoivent des mineurs. Toute activité de fumer est interdite, sous tout aspect que ce soit, en cigarettes, pipes ou cigares. Même les pâtes à fumer sans tabac ne sont plus autorisées. La mise en application de cette loi est sous le contrôle des officiers et agent de police judiciaire et tout agent sanitaire, inspecteurs et ingénieurs, dûment mandatés par leurs services respectifs.
Toutefois, des emplacements pour fumeurs peuvent être aménagés mais ils doivent respecter des normes. Primo, leur surface ne doit pas excéder 35m² et ne pas dépasser 20% de la surface totale de l’établissement. Secundo, le local doit être fermé et muni d’un système de ventilation conséquente et celui-ci doit être exempt de toute autre activité (ventes, table de jeu, machines à sous…). Outre les espaces fumeurs, les endroits non couverts ou à façades ouvertes peuvent être fréquentés par des fumeurs. De même, certaines installations abritées par un store, auvent ou bâche leur sont permises à condition qu’elles ne soient pas totalement fermées.
Les édifices comme les ponts, les quais de gare découverts, les abribus ou les ponts à l’air libre des bateaux ne sont pas concernés par le décret d’interdiction. Pour les chambres d’hôtel ou les maisons de retraite, bien qu’elles ne soient pas frappées, elles sont laissées aux contrôles de la règlementation interne de l’hôtel. Quelques cas particuliers méritent quand même d’être mentionnés car assez courants.
D’une part, le cas des maisons privées où des gens de maison travaillent, n’est pas non plus touché. D’autre part, le cas d’un acteur qui fume sur scène pour le besoin de son scénario, si des plaintes sont déposées, il est laissé aux libres juges des tribunaux, quand à la décision finale. En fait, l’interdiction a été instaurée dans le souci de protéger tout un chacun du tabagisme passif et tout au moins, de dissuader les grands fumeurs. Et elle n’est pas un acte isolé de l’état français, car l’Irlande a appliqué la sienne depuis 2004 et l’Italie lui emboîtait le pas depuis 2005.