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Antigua acceptée dans la fameuse "whitelist" britannique...

Source: Blog Casino Poker - © Copie Interdite
Ça y est ! La nouvelle est officielle. Le 4 novembre dernier, un nouveau pays vient d’être fraîchement rajouté à la fameuse "liste blanche" britannique au terme de longs mois de négociations. Il s’agit de l’île nation Antigua & Barbuda, dans les Antilles. En effet, depuis maintenant plusieurs années, cette île ouvrait déjà ses portes aux casinos en ligne, aux sites de poker et de paris sportifs. Mais cet événement récent lui offrira certainement de nouvelles perspectives.

A ce titre, les propos du ministre des finances d’Antigua, Errol Cort, suite à cette approbation, sont explicites : « Nous sommes ravis de voir notre demande approuvée, cela va permettre de nouvelles opportunités pour les opérateurs disposant de notre licence et aux futurs opérateurs inscrits sur le territoire d'Antigua et Barbuda. »

En principe, cette certification devrait prendre effet le 21 novembre prochain. Grâce à celle-ci, les deux îles antillaises seront le deuxième pays non européen ou territoire non associé à recevoir l’aval de la commission anglaise chargée de statuer sur le sujet. Il s’agit de l'Advertising Standards Authority (ou ASA).

Pour rappel, la Tasmanie fut le premier pays du genre à être "whitelisté" par cet organisme. Et pour rappel aussi, Antigua est toujours en "guerre" judiciaire contre les USA par l'intermédiaire de l'OMC pour protectionnisme. En effet, l'économie d'Antigua s'est détruite à petit feu à cause de la loi UIGEA de Bush...

Pour Antigua, l’intégration sur la whitelist britannique représente une véritable aubaine, car celle-ci va accroître sa crédibilité et son poids vis-à-vis des autres Etats, dans ses démarches de reconnaissance officielle. En effet, l’île est actuellement en pleine négociation avec les autorités américaines en vue de l’ouverture sur ce marché. Néanmoins, ces négociations n’auront été amorcées que sous l’impulsion de l’OMC, qui a jugé discriminatoire la pratique commerciale des Etats-Unis dans le secteur du casino, du poker et du pari sportif.

Ainsi, les autorités américaines n’avaient d’autres alternatives que d’accepter d’engager les négociations avec Antigua, sous peine de sanctions. Et apparemment, à l’heure actuelle, on n’est pas encore en mesure de déterminer l’issue de ces négociations qui s’annoncent longues et rudes. Mais, si des pays comme Antigua ont décidé de faire le pas en vue d’une reconnaissance officielle de la part des grands marchés du jeu d’argent en ligne, en particulier les Etats-Unis, certains pays comme le Bermuda (dans les Caraïbes) paraissent encore assez réticents sur le sujet.

En réalité, ceux-ci hésitent à s’investir dans ce secteur prometteur et à le développer sur leur territoire, de peur d’être, au contraire, "blacklistés" par les autorités publiques américaines. Tel est notamment le souci du ministre des finances de Bermuda, Bob Richards, en déclarant : « le développement de ce type d'industrie sur notre territoire revient à "agiter un chiffon rouge" devant les autorités américaines ».

La whitelist britannique : Les Etats inscrits sur cette liste inspirent confiance aux opérateurs de jeux d'argent qui, désormais, peuvent y demander une licence tout en continuant de prospecter de nouveaux joueurs sur le marché britannique via les publicités. Ainsi, grâce à cette procédure, ce seront pas moins de 96 sites de jeux d’argent en ligne qui auront bientôt accès à ce marché, avec la possibilité d’y proposer divers types de jeux.

Il faut souligner que cette whitelist est incontournable pour tout Etat ou juridiction désireux d’être reconnu officiellement sur le plan international. C’est dire qu’elle est très convoitée. En guise d’exemple, une réserve située au Canada – le Kahnawake – n’a toujours pas été reconnue par l’entité responsable de cette liste, l’ASA, malgré de nombreuses démarches. L’intégration ne se fait donc pas automatiquement et ce n’est pas n’importe quel pays qui peut l’obtenir.

La politique britannique en matière de jeux en ligne : Contrairement aux Etats-Unis et à la France, dont les politiques respectives sur ce secteur sont plus ou moins rigides voire imperméables, le Royaume Uni a su se démarquer en instaurant une politique attractive et pragmatique. Du moins avant l’arrivée du successeur de Tony Blair, Gordon Brown. En effet, devant la montée en puissance des salles de jeux sur Internet, les autorités Britanniques ont cherché un moyen de réguler ce marché par des dispositifs législatifs plus souples.

Et plutôt que de jouer sur l’interdiction radicale ou encore l’étroite surveillance, elles ont tout simplement décidé d’instaurer une "whitelist" destinée à accueillir des opérateurs étrangers désireux d’opérer sur le sol britannique. La politique anglaise de régulation des jeux d'argent en ligne repose, en plus de la liste blanche, sur la mise en place d’un cadre attractif pour les opérateurs, qui se traduit par de faibles taux d'imposition pour les sociétés du secteur (de 2 à 3%), en vue de les inciter à opérer dans le formel. Par ailleurs, les autorités anglaises se sont consacrées à la mise en place d'une politique de pratiques publicitaires "responsables" ainsi que sur la création de "super casinos", comme ceux de Las Vegas et de Macao (Chine).

Et, bien que cette levée de l'interdiction sur la publicité pour les jeux d'argent est accompagnée de lourdes contraintes régulatrices, ceci représente une opportunité inespérée pour les acteurs économiques du secteur en terme d’investissement. Néanmoins, comme on l’a déjà souligné auparavant, tout allait changer avec l’arrivée de Gordon Brown au poste de Premier Ministre. Ce sera ainsi un travail de longue haleine de plus de sept ans, qui aura abouti à la mise en place du "Gambling Act" 2005, que Gordon Brown a défait en l'espace de seulement quelques mois. Déjà, quand celui-ci occupait encore la fonction de Ministre de l'économie, il montrait son hostilité à l’égard du secteur des jeux d’argent en ligne en fixant les taux d’imposition des sociétés en Grande-Bretagne. Donc, les anglais sont revenus au point de départ, au grand damne des opérateurs qui ont investi des millions de livres sterling aux temps du Gambling Act. Citons entre autres les cas de deux grands opérateurs américain et chinois : Harrah et Genting...

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