Source: Blog Casino Poker - Article rédigé par: Blog Casino Poker
« Demain je vais arrêter », de bien grands mots venant d’une victime de l’addiction qui par la force des choses, s’est rendu compte que son amour pour une chose commence à prendre de l’ampleur. Mais demain sera toujours demain et sans une assistance appropriée pour l’accompagner dans cette lutte acharnée, demain sera même jamais. Concernant l’addiction aux jeux en particulier, la première fois est toujours un acte anodin, qui s’exécute aussi facilement qu’acheter une baguette chez le boulanger du coin.
Le jeu, qu'il soit sans argent, mais surtout avec, ne choisit pas ses victimes. La tentation pour les jeux est si forte que l’on se dit qu’essayer une fois ne pourrait nuire à personne. Mais chose étrange, on gagne toujours la première fois, et progressivement la passion du jeu s’installe en soi. On peut comprendre lorsque ce sont les salles de jeux et les casinos qui font tout pour faire gagner les nouveaux pigeons, mais ce qui est étrange, c’est que des fois, même les machines à sous semblent flairer l’odeur d’un nouveau joueur.
Le passage vers la dépendance se fait incidieusement et le joueur se trouve presque malgré lui enrôlé dans une spirale sans fin. Pourtant au départ, il savait bien à quoi s’en tenir, car nombreux sont les cas qu’il aurait pu entendre ou voir, et qu’une fois entrainé dans l’engrenage, il est convaincu qu’il n’est pas comme les autres et qu’il sait ce qu’il fait.
De toutes les dépendances, l’addiction aux jeux (loterie, rapido, turf, jeux de grattage, loto, casino, poker, paris sportifs etc...) est assurément la plus dévastatrice. Un fumeur fume du tabac, un alcoolique boit de l’alcool et un drogué fume ou avale ou prend des drogues. Mais les accros du jeu en réalité, ils prennent quoi ? Ils ne prennent rien...
Pour eux, le mal est dans la tête et c’est ce qui rend leur cas de dépendance encore plus préoccupant. Contrairement aux autres cas, le joueur ne présentera aucun signe extérieur de déchéance. D’ailleurs il parlera sûrement de sa nouvelle passion comme étant la plus belle chose qui lui soit arrivée. Bien sûr, les proches pourront bien se rendre compte assez tôt qu’il commence à devenir un habitué des salles de jeux et des casinos. Mais ils se diront qu’il est impossible que ce dernier ne s’aperçoive pas de par lui-même qu’il est en train de devenir dépendant aux jeux. Et la plupart du temps, lorsque les proches interviennent enfin, le joueur est déjà un cas pathologique sérieusement atteint.
Dans l’état actuel des choses, le nombre de personnes atteint de cette nouvelle « maladie » est évalué à près de 1% de la population française. On serait alors tenter de dire que ce n’est pas encore le moment de s’alarmer. Mais on n’arrive jamais à 100 sans commencer par 1, et la vitesse de croissance ne dépendra en fait que des mesures entreprises à l'encontre de l'addiction aux jeux. La France avait comme avantage d’avoir pu éviter les vagues dévastatrices qui ont laminées les joueurs des autres pays de l’Europe et surtout des Etats-Unis.
Effectivement, jusqu’à maintenant, les législations en vigueur en France ont limitées du mieux qu’elles pouvaient les jeux d’argent. Mais lorsqu’actuellement on parle d’ouverture du marché français des jeux d’argent en ligne, la question se pose sur ce que les statistiques vont donner d’ici peu. Assurément le chiffre d’1% avancé jusqu’à maintenant ornera les dossiers d’archives rapidement car la France va rejoindre ses pairs européens et américains où ce nombre faisait déjà partie d’un très loin passé. Néanmoins, une étude américaine sur l'addiction aux jeux a démontré que les sites de jeux d'argent en ligne n'était un facteur déterminant pour affirmer que le nombre de joueurs compulsifs augmenterait.
Récemment, plusieurs éminents professionnels de toutes les branches de la science humaine se sont attelés à voir de près ce problème d’addiction au jeu. Certes la récente décision de la France à ouvrir son marché des jeux en ligne pourrait avoir un lien avec la réalisation de cet atelier. Mais dans tous les cas, nul ne pourrait dire que l’Etat ne se soucie pas de ce problème car pour la première fois, comme il doit toujours y avoir une première fois, le ministère de la Santé a intégré le jeu dans son programme de lutte contre les addictions jusqu’en 2011 avec la participation financière de la Française des Jeux.
« Mieux vaut prévenir que guérir » semble être le leitmotiv du gouvernement en mettant en place cet atelier. L’initiative est louable mais tous les acteurs de cet atelier sont d’accord sur le fait que les mesures prises jusqu’à maintenant pour pallier à ce problème d’addiction au jeu ne sont que des simulacres de prévention. En effet, pour ces professionnels, des études approfondies et pluridisciplinaires auront dû être entreprises. Mais comme le mal est fait, les actions à entreprendre doivent actuellement être axées sur la mise en place d’une base de données correcte et à jour sur ce point ainsi que l’instauration d’une meilleure prise en charge des personnes souffrant de ce type d’addiction, car il s’est avéré que ces personnes présentent aussi en générale une autre pathologie d’addiction envers autre chose comme la drogue et l’alcool.
D’autre part, ces experts ont aussi alerté le gouvernement sur la transparence que doit refléter ces actions, car la population semble ne pas être consciente des risques auxquels elle est exposée surtout avec l’avancée du commerce des jeux en ligne qui s’est actuellement associé aux NTIC. On ne pourrait que complimenter l’initiative de l’Etat en réalisant cet atelier, tout en priant très fort pour que tout ce qui va être entrepris ne soit pas vain. En effet, même les grands patrons des jeux n’ont pas intérêt à ce que l’addiction au jeu vienne gêner leurs affaires.
Toutefois, on peut aussi affirmer, puisque c'est un fait, que la France a fermé les yeux pendant de longues années sur le problème de l'addiction, alors que d'autres pays d'Europe avaient déjà entamé sérieusement ces analyses. Rentrées fiscales par la Française des jeux, du PMU et des casinos terrestres Français obligent ???