Analyse de « World Championship Poker 2 », jeu vidéo de poker...
Source: Blog Casino Poker - Article rédigé par: Blog Casino Poker
L’industrie du jeu vidéo se lance, elle aussi, dans l’aventure "poker". Nous allons essayer de répondre, à travers l’exemple représentatif de World Championship Poker 2 (WSOP2), à quelques questions.
Existe-t-il une alchimie entre le jeu vidéo et le jeu de cartes ? Le joueur de poker peut-il y trouver son compte, ou bien sera-t-il découragé par l’intelligence artificielle et ses limites ?
WSOP2, sorti l’été dernier sur PC et consoles, est sans conteste l’un des meilleurs jeux offline (avec World Series of Poker 2008 peut être). Il regorge de qualités dont nous allons essayer de faire l’inventaire ci-dessous.
En premier lieu, rendons hommage à son environnement visuel et à ses ambiances sonores. Le « cyber-joueur », coutumier des logiciels aux designs le plus souvent pauvres, austères et muets, sera sans doute emballé devant le réalisme et le souci du détail des graphismes de WSOP2.
Howard Lederer ou encore Greg Raymer semblent plus vrais que nature. Dès qu’ils s’attablent, une sorte d’aura presque palpable, se dégage d’eux… comme en vrai j’imagine.
De plus, il est possible de customiser à volonté son personnage, en l’affublant de couvre-chef, lunettes, piercings, ou coiffures d’une grande variété. Les voix, quant à elles, sont crédibles et agréables, chaque joueur de poker possédant une panoplie de répliques et d’expressions assez riches, et maniant l’humour et le second degré avec bonheur.
Deuzio, WSOP2, propose un mode « carrière » dense et prenant, qui lui confère une durée de vie très honorable. En effet, il faudra au joueur, cravacher de nombreuses heures, s’il veut amasser suffisamment de crédits et d’expérience, afin de gonfler ses statistiques au maximum, d’orner sa salle de jeux personnelle des accessoires les plus beaux et les plus coûteux, de s’inscrire dans les plus gros tournois de poker et les remporter…
La progression s’effectue pas à pas, à la manière d’un jeu de rôle, et la difficulté est savamment dosée.
Cela nous mène à notre prochain point, l’intelligence artificielle dans WSOP2. C’était l’aspect le plus épineux pour les programmeurs, et force est de constater qu’ils s’en sont très bien sortis.
Les adversaires virtuels proposés ne sont ni des machines infaillibles (il leur arrive de se tromper ou d’être pris en plein bluff), ni des êtres fantoches dénués de réflexion, à qui l’on ressert sans cesse la même technique pour en arriver à bout.
Et s’ils manient bien les cartes et les probabilités du poker, ils savent aussi gérer les masses, les joueurs et la position à la table. En outre, ils se comportent différemment les uns des autres : si certains ne prennent aucun risque, d’autres se montrent particulièrement avec un jeu agressif… Bref, ils offrent un vrai défi intellectuel à relever, injectent de la difficulté, donc de la durée de vie, au programme.
World Championship Poker 2 peut également se targuer de mettre à disposition du joueur, des parties dans toutes les variantes de poker existantes, ou presque.
Ainsi, si l’incontournable No Limit Texas Hold’em est évidemment représenté, il est possible de varier les plaisirs et de s’essayer au Stud, au Omaha, au poker des cow-boys, au Lowball, au Pineapple, et même à des variantes plus méconnues, comme le Razz Deuce To Seven, dans laquelle il faut constituer le jeu le plus faible pour gagner ! Au total, pas moins de 14 variantes de poker sont praticables dans WSOP2…
Notons malheureusement, qu’en mode carrière, dans certaines variantes, les limites, les stacks, et les blinds ne sont pas toujours assortis de la meilleure façon…
Par exemple, il est possible de se retrouver en tête à tête avec 4000 jetons -votre adversaire en comptant tout autant- pour des mises figées à 16/32, sans ante… autrement dit, il vous faudra une bonne nuit blanche pour arriver au terme de ce combat.
Hormis certaines parties qui s’éternisent, WSOP2 ne présente pas de défaut majeur. Le joueur de poker y trouvera sans aucun doute son compte, il pourra assouvir là sa passion, sans perdre un dollar et sans subir trop de pression, pourra répéter ses gammes et mettre au point de nouvelles techniques, tenter des coups fantaisistes et aller à tapis plus souvent qu’en vrai…
un simple «reset» et ses bad beats seront effacés… Il se rendra vite compte, que même dans un jeu vidéo, on n’a pas envie de perdre au poker !